EXPLORATION DE LA FONCTION RENALE CHEZ LES DIABETIQUES ADMIS A L’HOPITAL DE ZONE DE OUIDAH

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Texte intégral

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MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENTSUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE

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UNIVERSITE D’ABOMEY-CALAVI

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ECOLE POLYTECHNIQUE D’ABOMEY-CALAVI

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DEPARTEMENT DE GENIE DE BIOLOGIE HUMAINE

RAPPORT DE FIN DE FORMATION POUR L’OBTENTION DE LA LICENCE PROFESSIONNELLE

THEME :

Réalisé et soutenu par :

Dimitri Loïck HOUNYONOU

Composition du jury :

Président : Dr Maximin SENOU

Examinateur : Dr Thierry C. Marc MEDEHOUENOU Superviseur : Dr Casimir AKPOVI

Année académique : 2017-2018

Sous la supervision du :

Dr. Casimir D. AKPOVI, Enseignant- Chercheur à EPAC/UAC Maitre de Conférences des Universités

CAMES

Tuteur de stage :

M. Expédit YEHOUENOU Biotechnologiste Responsable section

Biochimie

EXPLORATION DE LA FONCTION RENALE CHEZ LES DIABETIQUES ADMIS A L’HOPITAL DE

ZONE DE OUIDAH

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Réalisé par Dimitri Loïck HOUNYONOU Page i REPUBLIQUE DU BENIN

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MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE

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UNIVERSITE D’ABOMEY CALAVI

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ECOLE POLYTECHNIQUE D’ABOMEY-CALAVI

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DEPARTEMENT DE GENIE DE BIOLOGIE HUMAINE

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11ème PROMOTION DE LICENCE PROFESSIONNELLE

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DIRECTEUR : Professeur Guy Alain ALITONOU

DIRECTEUR-ADJOINT : Professeur François-Xavier FIFATIN

CHEF DU DEPARTEMENT : Professeur Eugénie .A.A. ANAGO

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Réalisé par Dimitri Loïck HOUNYONOU Page ii

N° Noms et Prénoms Matières enseignées 1 ABLEY Sylvestre Déontologie médicale 2 ADOMOU Alain Physique

3 AGBANGLA Clément Génétique moléculaire

4 AGOSSOU Gilles Législation et droit du travail

5 AHOYO Théodora Angèle Microbiologie/ Santé publique et Hygiène hospitalière

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AKAKPO B. Huguette

Education physique et sportive

7 AKPOVI D. Casimir Biologie cellulaire/ Physiologie humaine/

Biochimie clinique

8 ALITONOU Alain Guy Chimie générale/ Chimie organique

9 ANAGO Eugénie Biochimie structurale / Biochimie clinique 10 ANAGONOU Sylvère Education physique et sportive

11 ATCHADE Pascal Parasitologie / Mycologie 12 BANKOLE Honoré Bactériologie / Virologie 13 DESSOUASSI Noel Biophysique

14 DOSSEVI Lordson Techniques instrumentales

15 DOSSOU Cyriaque Techniques d’Expression et Méthodes de communication

16 DOUGNON T. Victorien Microbiologie/ Méthodologie de la Recherche

17 HOUNNON Hyppolite Mathématiques 18 KOFFI Aristide Justin Anglais

19 KOUDANDE Marlène Hématologie générale

LISTE DES ENSEIGNANTS DU DEPARTEMENT DE GENIE BIOLOGIE HUMAINE

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Réalisé par Dimitri Loïck HOUNYONOU Page iii

20 KOUNASSO Gabriel Informatique générale

21 LOKOSSOU Gatien Immunologie générale/ Immuno-pathologie 22 LOZES Evelyne Immunologie générale/ Immuno-pathologie 23 MASLOKONON Vincent Histologie générale

24 OGOUDIKPE Nicarette Informatique médicale 25 SECLONDE Hospice Transfusion sanguine

26 SEGBO Julien Biologie moléculaire/ Biochimie clinique 27 SENOU Maximin Histologie générale/ Histologie appliquée 28 SOEDE Casimir Anglais

29 TOHOYESSOU Zoé Soins infirmiers

30 TOPANOU Adolphe Hématologie/ Hémostase 31 YOVO K. S. Paulin Toxicologie générale

32 MEDEHOUENOU Thierry C. Marc Pharmacologie générale

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Réalisé par Dimitri Loïck HOUNYONOU Page iv

DEDICACE

A

Mon feu père, François Cocou HOUNYONOU

Qui s’est toujours sacrifié jusqu’à son dernier souffle pour remplir son rôle de père en me donnant une bonne éducation et en m’inculquant le goût du travail.

Grandes seraient sa joie et sa fierté de voir la réalisation de cette œuvre.

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Réalisé par Dimitri Loïck HOUNYONOU Page v

REMERCIEMENTS

Ce rapport n’aurait pu être réalisé sans l’encadrement, le soutien et les conseils de certaines personnes. Que ces personnes trouvent ici le témoignage de nos sincères gratitudes. Il s’agit en l’occurrence de :

L’Eternel Dieu Tout Puissant, qui de par son immense amour en notre égard nous a permis d’effectuer ces trois années de formation sous sa protection. Qu’il reçoive ce travail en guise d’action de grâce et de remerciements pour tous ses bienfaits.

Ma mère Blandine Concorde MENSAH, qui a toujours été présente pour moi et m’a aussi soutenu durant mes trois années de formation.

Professeur Casimir D. AKPOVI, notre superviseur qui a dirigé ce travail. Plus qu’un Professeur, il a été pour nous un père. Sa disponibilité, sa patience, ses nombreux conseils et sa rigueur scientifique ont conduit à l’aboutissement de cette œuvre. Qu’il reçoive notre reconnaissance et que les grâces divines abondent sur lui et sa famille.

Tous les enseignants de l’EPAC, en particulier, ceux du département de Génie Biologie Humaine, pour la formation et l’encadrement qu’ils nous ont fourni trois années durant.

Mme Judith DJOSSOU AMOUSSOU HOUNYOVI, responsable du laboratoire d’analyses biomédicales de l’hôpital de zone de Ouidah, pour nous avoir accepté dans son service, qu’elle reçoive nos sincères gratitudes.

M. Expédit F. YEHOUENOU, tuteur de stage, pour nous avoir encadrés pour ce rapport et n’avoir ménagé aucun effort, afin de nous apporter son aide et son soutien dans la réalisation de ce travail, infiniment merci.

M. Shadrack GBAGUIDI, pour son aide et ses multiples conseils dans la réalisation de ce document. Qu’il reçoive nos sincères remerciements.

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Réalisé par Dimitri Loïck HOUNYONOU Page vi

Tout le personnel de laboratoire de l’hôpital de zone d’Ouidah, pour leur sympathie, leur assistance et leur divers conseil.

Mes camarades de la 11ème promotion GBH, en dehors de tous les souvenirs que nous pourrons garder de L’EPAC, ces trois années passées ensemble ont créé entre nous des relations plus fraternelles et plus amicales. Brillante carrière à chacun d’entre nous.

Tous ceux qui de près ou de loin, par leurs prières et leurs assistances nous ont aidés à conduire à terme ce travail, nous exprimons nos sincères et profondes reconnaissances.

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Réalisé par Dimitri Loïck HOUNYONOU Page vii

HOMMAGES

A son excellence le Président du jury,

C’est un grand honneur que vous nous faites en acceptant présider notre jury de soutenance du rapport de fin de formation.

Nous tiendrons compte de vos remarques pour parfaire ce travail.

Respectueux Hommages !

Aux Honorables membres du jury,

Vous avez accepté de bon cœur sacrifier une partie de votre temps pour apporter un regard critique et juger ce travail que nous soumettons à votre appréciation. Nous sommes persuadés que vos conseils et recommandations seront d’une grande importance pour son amélioration.

Veuillez croire en l’expression de notre sincère gratitude !

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Réalisé par Dimitri Loïck HOUNYONOU Page viii

LISTE DES SIGLES ET ABREVIATIONS

CDK-EPI: Chronic kidney Disease Epidemiology DFG : Débit de Filtration Glomérulaire EPO : Erythropoïétine

EPAC : Ecole Polytechnique d’Abomey-Calavi GOD : Glucose Oxydase

GBH : Génie de Biologie Humaine HAS : Haute Autorité de Santé IMC : Indice de Masse Corporelle MRC : Maladie Rénale Chronique

OMS : Organisation Mondiale de la Santé

STEPS : Enquête sur la prévalence du diabète par l’approche ‘’STEPSwise’’ de l’OMS

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LISTE DES TABLEAUX

Tableau I : Classification de la maladie rénale chronique en 5 stades de gravité ……...6 Tableau II: Protocole de dosage de la glycémie ………...14 Tableau III : Protocole de dosage de la créatininémie ………...15 Tableau IV: Répartition des patients diabétiques en fonction du stade de maladie rénale………...…..………...20 Tableau V : Répartition de la glycémie et de la glycosurie chez les 40 patients diabétiques reçus à l’hôpital de Zone de Ouidah d’août à octobre 2018...20 Tableau VI : Répartition de la protéinurie et de la glycosurie chez les 40 patients diabétiques reçus à l’hôpital de Zone de Ouidah d’août à octobre 2018... ...22 Tableau VII : Répartition de la protéinurie des 40 patients diabétiques en fonction de leurs stades de classification de maladie rénale chronique...23

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LISTE DES FIGURES

Figure1 : Répartition des 40 patients diabétiques selon l’âge...18 Figure 2 : Répartition des patients diabétiques suivant la durée de déclaration

du diabète...19 Figure 3

:

Répartition de la glycémie moyenne des patients diabétiques en fonction de leurs stades de classification de maladie rénale chronique………...21 Figure 4 : Répartition de la glycosurie moyenne des 31 patients diabétiques ayant eu une glycosurie positive en fonction de leurs stades de classification de maladie rénale chronique...21 Figure 5 : Distribution de la créatininémie en fonction du sexe chez les 40 patients diabétiques reçus à l’hôpital de zone de Ouidah d’aout à octobre 2018...22

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RESUME

Le diabète est une maladie chronique liée à un dysfonctionnement du pancréas touchant près de 6% de la population mondiale. L’objectif général pour ce travail était d’évaluer l’effet du diabète sur le fonctionnement rénal chez les patients diabétiques. Il s’agit d’une étude transversale descriptive qui s’était déroulée du 03 août au 23 octobre au laboratoire de l’hôpital de Zone de Ouidah. Quarante patients ont été retenus pour cette étude.

Le dosage de la glycémie, de la créatininémie ainsi que le dosage semi-quantitatif de la glycosurie et de la protéinurie ont été réalisés pour chacun de ces patients. Les résultats montrent une prédominance des sujets âgés de 45 à 65 ans avec un sex-ratio homme-femme égal à un ; 67,5% étaient déclarés diabétiques il y a 5 ans et seulement 5% il y a un an. Dix des 40 patients souffraient d’une insuffisance rénale et le reste avait un risque élevé de développer l’insuffisance rénale au cours de la vie ; 11 patients (soit 27,5%) avaient une créatininémie élevée ; 31 patients avaient une glycosurie positive ; 09 patients avaient une protéinurie positive dont 06 appartenaient au stade 3 et plus (insuffisance rénale chronique) et les 03 autres restants sont prédisposés à développer une insuffisance rénale. Tous les 09 patients ayant eu une protéinurie positive avaient aussi une glycosurie positive.

Mots clés : Glycémie, Créatininémie, Glycosurie, Protéinurie, diabète.

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ABSTRACT

Diabetes is a chronic disease related to pancreatic dysfunction affecting nearly 6% of

the world's population. The overall goal for this work was to evaluate the effect of diabetes on renal function in diabetic patients. This is a cross-sectional study that took place from August 3rd to October 23rd at the laboratory of the Ouidah Zone Hospital. Forty patients were selected for this study. Blood glucose, serum creatinine, and semi-quantitative glycosuria and proteinuria were measured for each patient. The results show a predominance of subjects aged 45 to 65 years with a sex ratio between men and women equal to one; 67.5%

were diagnosed with diabetes 5 years ago and only 5% a year ago. Ten of the 40 patients had kidney failure and the rest had a high risk of developing kidney failure over the course of life;

11 patients (27.5%) had elevated serum creatinine; 31 patients had positive glycosuria; 09 patients had a positive proteinuria of which 06 belonged to stage 3 and more (chronic renal insufficiency) and the remaining 03 others are predisposed to develop a renal insufficiency.

All 09 patients who had positive proteinuria also had positive glycosuria.

Key words: Blood glucose, Creatinine, Glycosuria, Proteinuria, Diabetes

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SOMMAIRE

INTRODUCTION...1

1ère Partie : SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE...3

1-1- DEFINITIONS DES CONCEPTS...3

1-2- LES METHODES D’EXPLORATION RENALE...5

1-3- LE DIABETE...7

2ème Partie : CADRE, MATERIEL ET METHODES...10

2-1- Cadre d’étude...10

2-2- Matériel d’étude...11

2-3- Matériel d’étude...12

3ème PARTIE : RESULTATS ET COMMENTAIRES...18

3-1- Résultats...18

3-2- Commentaires...19

CONCLUSION...24

SUGGESTIONS...25

REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES...26

TABLE DES MATIERES...30

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INTRODUCTION

Le diabète est un ensemble de pathologies métaboliques caractérisé par une hyperglycémie secondaire chronique qui touche une importante partie de la population .Il existe plusieurs types de diabètes à savoir le diabète de type 1, le diabète de type 2, le diabète gestationnel et le diabète insipide. Cette maladie non transmissible et non infectieuse est désormais la cause principale de mortalité et de morbidité. Le diabète est considéré comme une priorité en santé publique notamment à cause de sa fréquence et les nombreuses complications qu’il engendre (Mathers CD et al, 2006).

En 2012, le diabète a été la cause directe de 1,5 millions de décès et l’hyperglycémie a causé 2,2 millions de décès supplémentaires. Au niveau mondial, 30 millions de sujets était diabétique en 1885 et le chiffre a été porté respectivement à 135 puis 177 millions en 1995 et 2000. En 2011 le nombre de diabétique était estimé à 366 millions et passera à 552 millions d’ici 2030 si rien n’est fait selon les prévisions de l’OMS (Organisation Mondial de la Santé).

La prévalence mondiale du diabète chez les adultes de plus de 18 ans est passée de 4,7% en 1980 à 8,5 % en 2014.

Autrefois, le diabète était plus marqué dans les pays développés (Papoz L et al, 1996). Le Bénin, pays en développement n’est pas épargné de cette tendance épidémique. En effet, en 2001, d’après une enquête nationale (étude STEPS), la prévalence du diabète au Benin était de 1,1% (Djrolo F et al, 2003) mais ce chiffre a été porté en 2008 lors d’une autre enquête (étude STEPS), à 2,6%. A Cotonou (Benin) la prévalence du diabète en 2012 était de 4,6%, nettement supérieure à celle retrouvée (3,3%) en 2002 (Houinato D et al, 2012).

L’évolution de cette maladie engendre de nombreuses affections notamment celles liées aux reins. On parle par exemple d’insuffisance rénale. L’atteinte rénale causée par le diabète est due à une détérioration des petits vaisseaux au sein des glomérules. Cette maladie est appelée néphropathie diabétique. Les reins sont des organes à épurer le sang et sont des filtres chargés d’éliminer les éléments nocifs (l’acide urique, l’urée, la créatinine etc.).Lorsque le dysfonctionnement des reins est irréversible sans possibilité de guérison on parle de d’insuffisance rénale terminale nécessitant un traitement de suppléance par dialyse et/ou greffe de rein. Au cours de notre stage, dans la section de biochimie au laboratoire de l’hôpital de zone de Ouidah, nous avons eu à constater une élévation du taux de créatinine ainsi que la présence de glucose et de protéines dans les urines de certains patients connus diabétiques

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Réalisé par Dimitri Loïck HOUNYONOU Page 2 venant en consultation. Ce qui nous a amené à explorer la fonction rénale des patients diabétiques en vue de contribuer à l’amélioration de leur prise en charge.

L’objectif général de cette étude était d’évaluer l’effet du diabète sur le fonctionnement du rein chez les diabétiques admis à l’hôpital de zone de Ouidah.

Plus spécifiquement, il s’agit de :

• Déterminer la glycémie, la créatininémie, la glycosurie et la protéinurie.

• Apprécier le fonctionnement des reins chez ces diabétiques en déterminant le débit de filtration glomérulaire.

Comme hypothèse de recherche, il existe un risque élevé d’insuffisance rénale chez les patients diabétiques.

Pour la réalisation de ce travail, nous avons décidé d’aborder en premier la synthèse bibliographique, ensuite le cadre, le matériel et les méthodes de l’étude et enfin les résultats et commentaires suscités.

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SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE

1-1-Définition de concepts 1-1-1-Les reins

1-1-2- Anatomie et physiologie des reins

Les reins sont des organes vitaux. Leur rôle est de purifier le sang ; ils éliminent les déchets qui proviennent du fonctionnement de l’organisme et maintiennent l’équilibre chimique du sang. Quand les reins ne fonctionnent plus, ces déchets s’accumulent dans le sang et deviennent toxiques (Masse C, 2011).

Situés de chaque côté de la colonne vertébrale, en partie cachés par les dernières côtes, chacun des 2 reins mesurent 12 cm de haut sur 6 cm de large, grossièrement de la taille d’un poing avec une forme de haricot. Chaque rein pèse environ 150 grammes (Masse C, 2011).

-Le rein droit est situé en arrière du foie

-Le rein gauche en arrière du pancréas et du pôle inférieur de la rate. Le sang est amené par une artère rénale qui vient de l’aorte abdominale.

Après avoir traversé la masse du rein, le sang est évacué par une veine rénale qui va déboucher dans la veine cave inférieure. De chaque rein part un canal excréteur, d’abord large (le bassinet) puis fin (l’uretère : qui va amener dans la vessie l’urine fabriquée par le rein) (Pallot JL, 2008).

1-1-3- Les différentes fonctions du rein

Les reins assurent trois fonctions principales : Rôle de filtre

La fonction première des reins est d’éliminer les déchets toxiques produits par l’organisme et transportés par le sang. Il s’agit notamment de la créatinine qui provient de la destruction normale des cellules musculaires, de l’urée…Ces substances sont nuisible si elles ne sont pas éliminées.

Maintien de l’équilibre hydrique de l’organisme

L’homme absorbe des liquides en buvant et en mangeant. L’eau est éliminée essentiellement par les urines mais aussi par les selles, la sueur et la respiration. Les reins assurent le maintien de la quantité d’eau qui lui est nécessaire. Chaque jour, ils filtrent environ 190 litres de sang mais ne rejettent toutefois que 1,5 à 2 litres d’urines. Au total, les entrées et les sorties journalières d’eau s’équilibrent.

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Réalisé par Dimitri Loïck HOUNYONOU Page 4 Maintien des minéraux nécessaires à l'organisme

Encore appelées électrolytes, ces substances (sodium, potassium etc.) proviennent des aliments. Leur manque ou leur excès peut être à l’origine de complications sévères… Les reins assurent donc leur maintien à un niveau constant, les excédents étant éliminés dans les urines.

Maintien de l’équilibre acido-basique dans le sang

Les acides en excès provenant de l’alimentation sont éliminés pour maintenir la composition idéale du sang (PH sanguin "neutre").

Production des hormones, des enzymes et des vitamines

En plus de leur rôle de régulateur et de filtre, les reins produisent également plusieurs hormones, des enzymes et des vitamines dont :

- La rénine, indispensable à la régulation de la tension artérielle.

- L’érythropoïétine (la fameuse EPO) qui agit sur la moelle osseuse pour produire des globules rouges en quantité suffisante pour véhiculer l’oxygène dans l’organisme.

- Le calcitriol, forme active de la vitamine D, qui permet l’absorption du calcium par l’intestin et sa fixation dans les os, afin de garantir leur bon état et leur robustesse.

1-1-4-Physiopathologie des reins

De nombreux examens biologiques sont régulièrement utilisés en médecine générale afin d’évaluer la fonction rénale. Il s’agit entre autres de:

-La créatininémie:

Elle se définit comme la concentration de créatinine dans le sang. La créatinine est issue de la dégradation de la créatine elle-même synthétisée par le foie et stockée dans les muscles où elle joue un rôle important dans la production de l’énergie. L’utilisation de la créatine par les muscles produit des déchets, le plus notable est la créatinine. Celle-ci est transportée par le sang, filtrée par les reins et éliminée dans les urines. Ainsi, comparer le niveau de créatinine dans le sang à la quantité de créatinine évacuée par les urines permet d’évaluer l’activité des reins et de diagnostiquer une éventuelle altération de la fonction rénale. La quantité de créatinine de chaque personne dépend de la masse musculaire de cette dernière. Ainsi, les hommes ont en général un niveau sanguin de créatinine plus élevé que celui des femmes.

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Réalisé par Dimitri Loïck HOUNYONOU Page 5 L’examen sanguin consiste en un prélèvement de sang veineux, en général au niveau du pli du coude. Le niveau sanguin de créatinine étant lié à l’activité musculaire. Il est recommandé de cesser toute activité physique intense 48 heures avant l’examen. De plus, parce que la viande rouge est riche en créatine, il est recommandé de limiter sa consommation à 200 grammes 24 heures avant l’examen, voire de ne pas en consommer du tout. La consommation de boissons ou de produits diurétiques est à proscrire la veille et le jour de l’examen

La concentration normale de créatinine dans le sang est comprise entre 7 et 14mg/l (milligrammes par litre) chez l’homme et entre 6 et 11 mg/l chez la femme. Ces valeurs peuvent varier légèrement selon les sources.

-La glycosurie

La glycosurie ou glucose urinaire correspond à la présence de sucre (glucose) dans les urines.

Sa valeur normale est nulle. La glycosurie apparait lorsque la glycémie (taux de sucre dans le sang) est supérieure à 1,80 g/L. Elle permet d’apprécier l’équilibre du diabète, mais pas de détecter une glycémie entre 1,26 et 1,80 g/L.

-La protéinurie

La protéinurie est la présence de protéines dans l’urine qu’elle soit physiologique ou pathologique. Elle est un marqueur sensible et précoce de toute affection rénale. La nature de et la proportion des protéines éliminées renseignent sur la localisation de l’atteinte rénale. La protéinurie est définie comme signe pathologique lorsque l’excrétion urinaire de protéines est supérieure à 300 mg/j.

1-2- Les méthodes d’exploration rénale Le débit de filtration glomérulaire

Le débit de filtration glomérulaire (DFG) correspond au volume d’infiltrat glomérulaire formé en fonction de temps (Méline F, 2006). Il est le meilleur marqueur quantitatif de la fonction rénale car il est directement corrélé à la quantité de néphrons fonctionnels. Estimer la fonction rénale revient à estimer le DFG (Levey AS et al, 2003) .Sa valeur normale est de 120 à 130mL/min/1,73m² chez l’adulte jeune et diminue avec l’âge.

Les recommandations internationales proposent de classer la maladie rénale chronique en 5 stades en fonction DFG (Collart et al, 2009) :

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Réalisé par Dimitri Loïck HOUNYONOU Page 6 Tableau I : Classification de la maladie rénale chronique en 5 stades de gravité

Stades DFG (ml/min/1,73m²) Définition

1 > 90 Maladie rénale chronique (MRC) avec

DFG normal ou augmenté

2 Entre 60 et 90 Maladie rénale chronique avec DFG

légèrement diminué

3 Entre 30 et 59 Insuffisance rénale chronique modérée

4 Entre 15 et 29 Insuffisance rénale chronique sévère

5 < 15 Insuffisance rénale chronique terminale

En pratique clinique, il est recommandé d’estimer le DFG via des formules dérivées de la créatininémie, qui intègrent les déterminants de la production musculaire de la créatinine, à savoir l’âge, le sexe, l’ethnie, plus ou moins le poids.

Historiquement la première formule proposée est celle de Cockcroft et Gault (Cockcroft DW et al, 1976) établie dans une population de faible effectif et par comparaison à la clairance urinaire de la créatinine. La formule de Cockcroft et Gault estime la clairance de la créatinine et non le DFG. Le résultat est exprimé en ml/min (non indexé à la surface corporelle). Elle a pour variables l’âge, le sexe, le poids et la créatininémie. Elle a été établie à partir de dosages de créatininémie non standardisée IDMS. Par ailleurs, elle sous-estime la fonction rénale du sujet âgé ; elle surestime la fonction rénale du sujet obèse ; elle surestime la fonction rénale du sujet jeune ayant une diminution du DFG ; elle donne une valeur qui n’est pas indexée sur la surface corporelle.

La formule MDRD (Modification of Diet in Renal Disease) a été établie dans une large population de patients atteints de MRC de stade de 2 à 5, par comparaison à une mesure du DFG (Levey AS et al, 1999). La version simplifiée utilisant 4 variables (Sexe, ethnie, âge et créatininémie) est la plus éloignée.

La formule CKD-EPI (Chronic Kidney Disease Epidemiology) plus récente, est dérivée des mêmes paramètres que la MDRD et établie avec la même méthode de référence, la créatininémie étant dosée selon la méthode enzymatique (Levey AS et al, 2009). Sa principale spécificité est une modélisation différente en fonction de la valeur de la créatininémie.

Ces deux dernières formules ont été directement établies par comparaison à des mesures de DFG normalisés par la surface corporelle, leur résultat est donc exprimé en ml/min/1,73 m²,

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Réalisé par Dimitri Loïck HOUNYONOU Page 7 sans intégrer la taille et le poids dans le calcul. Le fait de ne reposer que sur l’âge, le sexe et la créatininémie permet un rendu du résultat automatisé par les laboratoires (au facteur chimique près). De très nombreuses études ont montré, en population générale comme dans des diverses sous-populations, que la formule de Cockcroft a des performances très inférieures à celles de MDRD et de CKD-EPI. Les seules limites sont, pour ces deux dernières formules, les patients à IMC bas et, pour la MDRD, une surestimation du DFG aux valeurs basses de la créatininémie. La CKD-EPI trouve son principal intérêt pour les valeurs de DFG élevées, > 90 ml/min/1,73 m², voire > 60 ml/min/1,73 m² pour lesquelles sa modélisation spécifique lui confère une meilleure précision.

La HAS et les guidelines internationales stipulent que la formule de Cockcroft ne doit plus être utilisée pour estimer le DFG et recommandent l’usage de la formule CKD-EPI, qui a démontré les meilleures performances sur l’ensemble du spectre de DFG, en première intention (KDIGO, 2012).

1-3- Le diabète 1-3-1- Définition

Le diabète est une maladie chronique qui est causée par une carence en insuline dans l’organisme ou l’incapacité de l’organisme d’utiliser adéquatement des quantités normales d’insuline. Cela peut s’expliquer par le fait que :

• le pancréas ne produit du tout pas l’insuline

• le pancréas produit l’insuline, mais en quantités insuffisantes • le corps résiste à l’action de l’insuline

1-3-2- Physiopathologie

L’organisme convertit certains des aliments en sucre (Glucose). Il utilise ce sucre comme source d’énergie pour effectuer ses fonctions. Le pancréas produit une hormone appelée insuline qui régule la quantité de glucose dans le sang et aide le glucose à pénétrer dans les cellules du corps où il leur sert de carburant. Si l’organisme ne produit pas de l’insuline ou n’utilise pas l’insuline comme il se doit, le glucose ne peut pas servir de carburant aux cellules. Ce déséquilibre entraine une élévation du taux de glucose dans le sang et est ensuite déversée dans l’urine. Ainsi un diabète est avéré lorsque la glycémie à jeun (0,70 à 1,10 g/L) est supérieure, à deux reprises ou égale à 1,26 g/L à n’importe quel moment de la journée. Avec le temps, l’hyperglycémie provoquée par la présence excessive de glucose dans le sang peut avoir des effets néfastes sur plusieurs organes dont le rein. Il

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Réalisé par Dimitri Loïck HOUNYONOU Page 8 existe sous plusieurs formes se manifestant toutes cliniquement par une hyperglycémie mais diffèrent dans leurs manifestations aigües ou chroniques.

Il existe trois types de diabètes : •Le diabète de type 1 •Le diabète de type 2 •Le diabète gestationnel

1-3-3- Les différents types de diabète

•Diabète de type 1

Le diabète de type 1 connu sous le nom de diabète insulinodépendant ou diabète juvénile est caractérisé par l’absence totale de production d’insuline par le pancréas et requiert des injections régulières d’insuline. Le diabète de type 1 est généralement diagnostiqué durant l’enfance, et alors il peut être géré mais ne peut pas être guéri (Backer et al 2011). Les causes exactes de l’apparition de ce diabète demeurent inconnues. Dans la majorité des cas, les cellules situées dans le pancréas (cellules bêta) qui produisent de l’insuline ayant pour rôle de réguler le taux de glucose dans le sang sont détruites par le système immunitaire. Le processus de destruction évolue habituellement sur plusieurs années et débute bien avant l’apparition des premiers symptômes de la maladie que sont : excrétion excessive d’urine (polyurie) ; faim constante, sensation de soif (polydipsie), perte de poids, altération de la vision et fatigue.

•Diabète de type 2

Le diabète de type 2 encore appelé diabète non insulinodépendant est la forme la plus fréquente de diabète (90% des cas). Il peut survenir à tout âge mais se manifeste généralement à l’âge adulte, chez des individus de 40 ans et plus (Ekoe J et al, 2018). Le diabète de type 2 se produit lorsque la production d’insuline par les cellules du pancréas est insuffisante ou lorsque l’insuline produite par ces dernières n’accomplit pas bien son travail : On parle alors de résistance à l’insuline. Dans tous les deux cas, le résultat est une augmentation du taux de sucre dans le sang (glycémie), car le corps utilise mal le glucose (sucre) comme source d’énergie (Ekoe J et al, 2018). Les causes du diabète de type 2 sont nombreuses et, dans bien de cas, c’est la combinaison de plusieurs facteurs qui déclenche l’apparition de la maladie.

Comme exemple, on peut citer : le surplus de poids ; le tour de taille élevé, soit la graisse accumulée autour de l’abdomen ; le niveau d’activité physique ; les habitudes alimentaires…

Le diabète de type 2 est en grande partie le résultat d’une charge pondérale, de l’obésité et de

(23)

Réalisé par Dimitri Loïck HOUNYONOU Page 9 la sédentarité (OMS, 2006). Il constitue un problème majeure de santé publique, il représente la première cause d’insuffisance rénale dans tous les pays occidentaux, d’un quart à un tiers des causes d’infarctus du myocarde chez l’homme et chez la femme, la majorité concernent les diabétiques de type 2 (Halimi S, 2009). Ses symptômes peuvent être les mêmes que ceux du diabète de type 1 mais souvent moins marqués. De ce fait, la maladie peut être diagnostiquée plusieurs années après son apparition, une fois les complications déjà présentes.

•Diabète gestationnel

Il se caractérise par une hyperglycémie, c’est-à-dire une élévation de la teneur en sucre dans le sang, avec des valeurs supérieures à la normale, mais inférieures à celles posant le diagnostic de diabète, apparaissant pendant la grossesse (OMS, 2013). Les femmes ayant le diabète gestationnel ont un risque élevé de complication durant la grossesse et à l’accouchement (Bay R et al, 2011). Leur risque ainsi que celui de leur enfant, d’avoir un diabète de type 2 à un stade ultérieur de leur vie augmente aussi. Il est très souvent diagnostiqué au cours du dépistage prénatal et non par suite à des symptômes.

Par ailleurs, le diabète insipide est un trouble fonctionnel caractérisé par une incapacité des reins à concentrer les urines. Ce trouble se traduit par une polydipsie (soif intense) et une polyurie (émission d’une quantité d’urine très importante et diluée). Il est provoqué par une anomalie de sécrétion ou d’action d’une hormone secrétée au niveau de l’hypothalamus appelée hormone anti diurétique (ADH). En effet, la première conséquence de la maladie est que les personnes atteintes urinent des litres d’eau par jour, et, afin de compenser les pertes d’eau, boivent énormément.

(24)

Réalisé par Dimitri Loïck HOUNYONOU Page 10

2

-

CADRE, MATERIEL ET METHODES D’ETUDE

2-1- Cadre d’étude 2-1-1- Cadre institutionnel

L’Ecole Polytechnique d’Abomey-Calavi (EPAC) est une école universitaire étatique répondant aux normes du système LMD (Licence-Master-Doctorat). Elle s’est entourée d’enseignants et de praticiens émérites, qui mettent tout en œuvre pour offrir une bonne formation afin de sortir des cadres compétents dans les domaines technologiques. L’EPAC comprend le secteur industriel et le secteur biologique au sein duquel se trouve le département de Génie de Biologie Humaine (GBH). Durant trois années, c’est elle qui nous a accueillis pour notre formation en Analyses Biomédicales.

2-1-2- Cadre Technique

2-1-2-1- Présentation du centre

L’hôpital de zone de Ouidah est situé dans le deuxième arrondissement de la commune de Ouidah. De manière plus précise, il est situé dans le quartier AIMAKOU non loin du Collège d’Enseignement Général II sur la voie allant du carrefour Gbènan à Tokpa-Domè (environ 2Km de la route Inter état Cotonou-Lomé) en face de l’Eglise Catholique Sacré Cœur de Ouidah. Dirigé par Monsieur Cyr Ignacio GOUDALO, l’hôpital de zone de Ouidah a été inauguré le 06 Juin 2003 par Docteur Segnon KANDISSOUNON et dispose des services tels que : la caisse, un bloc administratif, une pharmacie, un service d’urgence,, un service d’Analyses Biomédicales, un service de Radiologie, un bloc opératoire, un service de Médecine, un service de Maternité, un service de Pédiatrie, un service de Chirurgie, un service de Stomatologie, un service d’Ophtalmologie, un service de Cardiologie, un centre de prise en charge des IST/HIV, un service d’Hygiène, une morgue.

2-1-2-2- Présentation du laboratoire

Notre étude a eu comme cadre technique le laboratoire d’Analyses Biomédicales de l’hôpital de zone de Ouidah. C’est dans ses locaux que se sont déroulées les manipulations pour notre travail, dans la section biochimie de ce laboratoire. Le laboratoire est situé dans l’enceinte de l’hôpital, en face du service de Radiologie. Il comprend les sections suivantes :

• La biochimie

• La sérologie

• L’hématologie

(25)

Réalisé par Dimitri Loïck HOUNYONOU Page 11

• La parasitologie

• L’immuno-hématologie

Comme locaux dont dispose le laboratoire, nous pouvons citer : la salle de transfusion sanguine ou banque de sang, la salle de prélèvement, la salle de garde, le secrétariat du laboratoire et le bureau du responsable.

2-2-Matériel d’étude

Les liquides biologiques utilisés sont le sang et l’urine. Le prélèvement sanguin est fait sur des tubes fluorés pour la glycémie et sur des tubes secs pour la créatininémie. Le prélèvement urinaire est recueilli dans des bocaux de laboratoire spécifiques pour les paramètres tels que la glycosurie et la protéinurie.

Comme appareils, nous pouvons citer :

• Spectrophotomètre : << KENZA MAX>>

• Centrifugeuse : << HETTICH >>

• Réfrigérateur : << BECO FIOCETTI >>

• Bain Marie : << MEMMERT >>

Comme consommables, nous pouvons citer : • Micropipettes réglables

• Cônes • Compresses • Réactifs

- Créatinine: Créatinine Liquicolor Marque : HumanTrol Composition du réactif :

Acide picrique 100 ml Hydroxyde de soude 100 ml Etalon 5 ml

-Protéinurie et Glycosurie : Bandelettes Réactives DUS 10 - Glycémie : Glucose Liquicolor Marque : Spinreact

(26)

Réalisé par Dimitri Loïck HOUNYONOU Page 12 • Tubes à hémolyses secs et propres

2-3-Méthode d’étude

2-3-1- Nature et période d’étude

Il s’agit d’une étude transversale et descriptive. Elle s’était déroulée du 03 août au 23 octobre 2018 au laboratoire de l’hôpital de zone de Ouidah et nous a permis après cette période d’apprécier le fonctionnement du rein des patients diabétiques reçus dans cet laboratoire durant cette période et ceci en calculant le débit de filtration glomérulaire de ses patients par la formule CKD-EPI.

2-3-2- Population d’étude

Notre population d’étude était constituée de patients diabétiques admis dans l’hôpital de zone de Ouidah. Les critères d’admission à cette étude sont les suivants :

• Critères d’inclusion

Sont inclus dans cette étude, les patients diabétiques qui remplissent les conditions suivantes :

- A jeun lors du prélèvement - Sujets déclarés diabétiques

- Sujets ayant acceptés participer à l’étude

• Critères d’exclusion

Sont exclus de cette étude les personnes hypertendues, les patients diabétiques ayant les plaies diabétiques et ceux n’ayant pas acceptés participer à l’étude.

2-3-3- Echantillonnage

Notre étude était composée de 40 patients diabétiques 2-3-4- Aspects éthiques et déontologiques

Les patients sauront l’état de santé de leurs reins et pourront améliorer cet état de chose avec des soins recommandés par le néphrologue. Le consentement oral des sujets concernés a été libre et éclairé. La confidentialité et l’anonymat ont été aussi respectés.

(27)

Réalisé par Dimitri Loïck HOUNYONOU Page 13 2-3-5- Processus analytique

Le processus analytique adopté pour l’étude est structuré en trois différentes phases : la phase pré-analytique, la phase analytique et la phase post-analytique.

Phase pré-analytique

Cette phase regroupe toutes les étapes à mettre en œuvre pour la réalisation des différents examens de l’étude. Elle consiste à :

-Mettre une blouse blanche et propre ;

-Se laver les mains à l’eau et au savon et porter les gants ;

-Nettoyer et désinfecter la surface de travail avec l’eau de Javel à 0,5% et rincer à l’eau de robinet ;

-Faire une ponction veineuse en adaptant les tubes fluorés pour la glycémie et les tubes secs pour la créatininémie ;

-Remettre un pot stérile au patient ou réceptionner les urines selon les cas ; -Mettre sous tension le spectrophotomètre

-Réunir le reste du matériel et organiser la paillasse

-Appliquer la procédure de mise en marche du spectrophotomètre -Faire les calibrations prévues.

Phase analytique

○ La glycémie

Principe :

Elle est basée sur la méthode de Trinder. Le glucose est oxydé par la GOD en acide gluconique et en H2O2. En présence de la peroxydase le H2O2 formé réagit avec le chloro-4- phénol et le 4-amino antipyrine (PAP) pour former un chromogène: la quinonéimine de couleur rouge dont l’absorbance mesurée autour de 500 nm (500, 505, 510 nm) est proportionnelle à la concentration du spécimen en glucose.

(28)

Réalisé par Dimitri Loïck HOUNYONOU Page 14 Mode opératoire

Tableau II : Protocole du dosage de la glycémie

Blanc Etalon Contrôle

Réactif 1000μl 1000μl 1000μl

Eau distillée 10μl --- ----

Etalon --- 10μl ---

Contrôle --- --- 10μl

-Mélanger, laisser au bain marie pendant 10 minutes (réaction en point final) -Passer à la lecture au spectrophotomètre.

Valeur normale : 0,70 g/L à 1,05 g/L

○ La créatininémie Principe :

La réaction de Jaffé constitue la base du dosage de la créatinine. La créatinine réagit avec l’acide picrique en milieu alcalin pour former un composé jaune orangé, le picrate de créatinine dont la concentration mesurée à 520 nm est proportionnelle à celle de l’échantillon en créatinine.

(29)

Réalisé par Dimitri Loïck HOUNYONOU Page 15 Mode opératoire

Tableau III : Protocole du dosage de la créatininémie

Blanc Etalon Contrôle

Réactif 1 500μl 500μl 500μl

Réactif 2 500μl 500μl 500μl

Eau distillée 100μl --- ---

Etalon --- 100μl ---

Contrôle --- --- 100μl

-Laisser le réactif au bain marie pendant quelques minutes d’abord avant d’y mettre l’échantillon.

-Bien mélanger puis passer à la lecture au spectrophotomètre.

Valeurs normales

Homme : 7 mg/L et 14 mg/L Femme : 6 mg/L et 13 mg/L

○ La protéinurie

Principe :

La protéinurie est la recherche de protéines, de gros poids moléculaire (albumine…) dans les urines. On peut mettre en évidence les protéines en utilisant les bandelettes réactives en présence du bleu de bromophénol. On obtient un complexe coloré sur la bande.

Recherche à la bandelette réactive

(30)

Réalisé par Dimitri Loïck HOUNYONOU Page 16 Bien mélanger l’urine et retirer une bandelette du flacon qui doit être immédiatement refermé.

Immerger la bandelette de manière à ce que toutes les zones réactives soient en contact de l’urine. Egoutter la bandelette en passant son bord contre le rebord du pot et attendre soixante secondes (60s). La lecture est faite en rapprochant la bandelette de l’échelle colorimétrique visuelle sur la boite du réactif.

S’il n’y a pas modification de couleur de départ, on conclut que le test est négatif mais dans le cas contraire il est positif.

○ La glycosurie :

Principe :

La glycosurie est la recherche de glucose dans les urines. Pour mettre en évidence le glucose dans les urines, on peut utiliser les bandelettes réactives en présence de glucose oxydase et de la peroxydase. Le glucose oxydase oxyde le glucose en gluconate plus de l’eau oxygénée (H2O2). L’eau oxygénée réagit grâce à la peroxydase pour donner un composé coloré sur bande.

Mode opératoire

On trempe la bandelette réactive dans le tube contenant les urines, on enlève aussitôt la bandelette réactive et on élimine l’excès d’urine en la tapotant sur le bord du tube. On attend 60 secondes pour faire la lecture. Ensuite on compare la coloration sur la bandelette réactive aux différentes colorations de référence sur la boîte contenant les bandelettes réactives (gamme de kit de référence). S’il n’y a pas de modification de couleur, on conclut que le test est négatif, dans le cas contraire il est positif.

● Phase post-analytique

Il s’agira ici de la transcription des résultats sur les bulletins d’examens des patients, qui les diffuseront auprès du prescripteur. Le matériel est rangé et la paillasse est nettoyée. Une fois la phase analytique achevée, les données recueillies chez chaque patient à savoir : le sexe, l’âge, la race, la valeur de la glycémie, de la créatininémie ainsi que les résultats de la glycosurie et de la protéinurie sont insérées dans un tableau à base du logiciel Excel.

(31)

Réalisé par Dimitri Loïck HOUNYONOU Page 17 Parmi ces différentes données, celles concernant l’âge, le sexe, la race et la valeur de la créatininémie sont insérées dans le calculateur-CKD-EPI pour la détermination du DFG du patient.

2-3-6- Traitement et analyse des données

Le débit de filtration glomérulaire (DFG) a été utilisé comme variable dépendante et des tests statistiques tels que le Chi2, le test exact de FISHER et le test ANOVA ont été utilisés pour mesurer l’association entre le DFG et la variation des taux de glucose, de créatinine, de protéine chez les patients diabétiques prélevés. Le logiciel Stata version 11 a été utilisé pour les analyses statistiques.

(32)

Réalisé par Dimitri Loïck HOUNYONOU Page 18

3- RESULTATS ET COMMENTAIRES

3-1- Résultats

Au total, 40 patients diabétiques ont été pris en compte dans cette étude. L’âge médian de ces 40 patients était de 54,5 ans (45,5 ; 61). L’âge minimum était de 25 ans et le maximum de 94 ans, avec un sex-ratio homme-femme égale à un. La figure 1 présente la répartition des sujets diabétiques suivant l’âge.

Figure 1 : Répartition des 40 patients diabétiques selon l’âge La tranche d’âge la plus représentée était celle de 45 à 65 ans (soit 57,5%)

25,0

57,5

10,0

7,5 -

10,0 20,0 30,0 40,0 50,0 60,0 70,0

25-45 45-65 65-80 ˃80

Pourcentage

Age

(33)

Réalisé par Dimitri Loïck HOUNYONOU Page 19 La figure 2 présente la répartition des patients diabétiques suivant la durée de déclaration du diabète.

Figure 2 : Répartition des patients diabétiques suivant la durée de déclaration du diabète Soixante – sept virgule cinq pour cents des sujets étaient déclarés diabétiques il y a 5 ans, 5%

il y a 1an.

a- Débit de Filtration Glomérulaire

Le débit de filtration glomérulaire moyen chez les 40 patients était de 93 ±33,27 ml/min/1,73m² (min= 4 ; max=158). Le débit de filtration glomérulaire a été utilisé pour déterminer le stade de la maladie rénale chez ces patients suivant les recommandations internationales. Le tableau IV présente la répartition des patients diabétiques en fonction du stade de leur maladie rénale.

5

67,5

27,5

0 10 20 30 40 50 60 70 80

˂1an 1-5ans ˃5ans

Fréquences

Durée de déclaration de diabète en années

(34)

Réalisé par Dimitri Loïck HOUNYONOU Page 20 Tableau IV: Répartition des patients diabétiques en fonction du stade de leur maladie rénale

Stades Définition Effectif Fréquence (%)

Stade 1 Maladie rénale chronique (MRC) avec DFG normal ou augmenté

21 52,5

Stade 2 Maladie rénale chronique avec DFG légèrement diminué

9 22,5

Stade 3 et plus

Insuffisance rénale chronique 10 25

Dix des 40 patients de l’étude (soit 25¨%) souffraient d’une insuffisance rénale chronique selon la classification des stades de la maladie rénale.

b- Glucose plasmatique et urinaire

La glycémie médiane était de 2,03 g/l (1,57 ; 2,87) chez les 40 patients de l’étude. Parmi les 31 patients ayant eu une glycosurie positive, le taux médian de glucose dans les urines était de 1000 mg/dl (50 ; 1000).Le tableau V présente la répartition des 40 patients diabétiques de l’étude en fonction des résultats de glycémie et de glycosurie obtenus.

Tableau V : Répartition de la glycémie et de la glycosurie chez les 40 patients diabétiques reçus à l’hôpital de zone de Ouidah d’août à octobre 2018

Glycosurie Total

Positive (+) Négative(-) Glycémie

Elevée 31 (77,5%) 7(17,5%) 38(95%)

Normale 0(0%) 2(5%) 02(5%)

Total 31(77,5%) 09(22,5 %) 40(100%)

Trente-huit patients diabétiques parmi les 40 de l’étude (soit 95 %) avaient une hyperglycémie. Par contre, 31 (soit 77,5 %) avaient une glycosurie positive. Tous les patients ayant eu une glycosurie positive avaient aussi une hyperglycémie.

(35)

Réalisé par Dimitri Loïck HOUNYONOU Page 21 La figure 3 présente la répartition de la glycémie moyenne des patients diabétiques en fonction de leurs stades de classification de maladie rénale chronique

Figure 3:Répartition de la glycémie moyenne des patients diabétiques en fonction de leurs stades de classification de maladie rénale chronique

La glycémie moyenne était significativement élevée chez les sujets diabétiques du troisième stade et plus avec une moyenne de 3,39g/l (P < 0,001) par rapport aux sujets de stade un.

La figure 4 présente la répartition de la glycosurie moyenne des 31 patients diabétiques ayant eu une glycosurie positive en fonction de leurs stades de classification de maladie rénale chronique

Figure 4 : Répartition de la glycosurie moyenne des 31 patients diabétiques ayant eu une glycosurie positive en fonction de leurs stades de classification de maladie rénale chronique

526,92 550

1330

0 200 400 600 800 1000 1200 1400

1 2 3 et plus

Glycosurie

Stades 1,84

2,18

3,39

0 0,5 1 1,5 2 2,5 3 3,5 4

1 2 3 et plus

Glymie

Stades

(36)

Réalisé par Dimitri Loïck HOUNYONOU Page 22 La glycosurie moyenne chez les sujets du troisième stade et plus était de 1330 mg/dl avec une association significative entre la glycosurie positive et le stade des patients (P=0,021;

ANOVA)

c- Créatininémie

La créatininémie médiane moyenne était de 13,08 mg/L (min=4,4; max=94,5) chez les 40 patients diabétiques de l’étude. La figure 5 présente la répartition de la créatininémie chez les 40 patients diabétiques en fonction du sexe.

Figure 5 : Répartition de la créatininémie en fonction du sexe chez les 40 patients diabétiques reçus à l’hôpital de Zone de Ouidah d’août à octobre2018

Vingt-sept virgule cinq pour cent des 40 patients diabétiques (soit 11/40) avaient une créatininémie élevée avec 15 % qui sont de sexe masculin et 12,5 % de sexe féminin.

d- Protéinurie

Neuf des 40 patients diabétiques avaient une protéinurie positive avec des traces de protéines (0,15-1 g/L) dans les urines. Le tableau VI présente la répartition des 40 patients diabétiques de l’étude en fonction des résultats de protéinurie et de glycosurie obtenus.

Tableau VI : Répartition de la protéinurie et de la glycosurie chez les 40 patients diabétiques reçus à l’hôpital de zone de Ouidah d’aout à octobre 2018

Glycosurie Total

Positive (+) Négative(-) Protéinurie

Positive (+) 9 (22,5 %) 0(0 %) 9(22,5 %)

Négative (-) 22 (55 %) 9 (22,5 %) 31 (77,5 %)

Total 31 (77,5 %) 09 (22,5 %) 40 (100 %)

15

30

5 12,5

35

2,5 0

10 20 30 40

Elevée Normale Bas

Fréquuence (%)

Créatininémie

Homme Femme

(37)

Réalisé par Dimitri Loïck HOUNYONOU Page 23 Tous les 09 patients diabétiques ayant eu une protéinurie positive (+) avaient aussi une glycosurie positive (+).

Le tableau VII présente la répartition de la protéinurie des 40 patients diabétiques en fonction de leurs stades de classification de maladie rénale chronique

Tableau VII : Répartition de la protéinurie des 40 patients diabétiques en fonction de leurs stades de classification de maladie rénale chronique

Stades Total

1 2 3 et plus Protéinurie

Positive (+) 1 (2,25%) 2 (5%) 6(15%) 9 (22,5 %) Négative (-) 20 (50%) 7 (17,5%) 4 (10%) 31 (77,5 %)

Total 21 (52,5%) 9 (22,5%) 10 (25 %) 40 (100 %)

Six des neuf patients (15%) ayant eu une protéinurie positive étaient de stade 3 et plus

(38)

Réalisé par Dimitri Loïck HOUNYONOU Page 24 3-2- Commentaire

Cette étude réalisée au Benin à l’hôpital de Zone de Ouidah a permis d’évaluer l’effet du diabète sur le fonctionnement rénal. Au cours de notre étude, 40 patients diabétiques ont été recensés avec un sex-ratio homme-femme égal à un. Cette égalité au niveau du sexe n’était pas celle retrouvée par Djrolo et al à Cotonou au Benin en 2003 dont le nombre de femmes était largement supérieur à celui des hommes avec un pourcentage respectif de 62,1% contre 37,90%. Sur la base des données recueillies analysés, la population d’étude était constituée de 82,5% de sujets adultes dans la tranche d’âge 25 à 65 ans et l’âge médian était de 54,5 ans (45,5 ; 61). Ce qui se rapproche des résultats de Taleb N. et al au Liban en 2008 dont la moyenne d’âge était de (56,4±11ans). Les patients de la tranche d’âge 45 à 65 ans constituaient 57,5% de l’échantillon et représentaient la classe d’âge majoritaire. La prédominance de cette tranche d’âge pourrait se justifier par la fréquence du diabète qui augmente nettement avec l’âge (Bourshied D. et al, 1992). Les sujets de plus de 45 ans sont plus susceptibles de faire le diabète que les sujets jeunes. Ce qui confirme que le diabète est un problème de santé publique. La répartition des patients diabétiques selon la durée du diabète révélait que 67,5% des sujets étaient déclarés diabétiques il y a 5 ans et 5% il y a 1 an.

Dix des 40 patients (soit 25%) souffraient de l’insuffisance rénale et le reste avait un risque élevé de développer l’insuffisance rénale au cours de leur vie (soit 75% des sujets était de stade 1 ou 2) (Tableau IV). La répartition de la glycémie et de la glycosurie moyenne des 40 patients diabétiques en fonction des stades de classification de la maladie rénale chronique montrait que la moyenne de la glycémie et celle de la glycosurie positive était respectivement de 3,39 g/l et de 1330 mg/dl. Au cours de l’analyse de nos résultats, nous avions remarqué qu’il y avait un lien statistiquement significatif entre la glycémie moyenne et les sujets diabétiques de stade 3 et plus (p-value = 0,000) ainsi qu’entre la glycosurie positive et les stades des patients (p-value = 0,0214) (Figure 3 et 4). Nous avions enregistré 11 patients sur les 40 patients diabétiques (soit 27,5%) qui avaient une créatininémie supérieure à la normale ; 31 et 09 patients avaient respectivement une glycosurie et une protéinurie positive ; 06 patients sur les 40 recensés avaient à la fois la glycosurie et la protéinurie positive. Ces patients ont donc un fort taux de contraction de l’insuffisance rénale. Ces résultats sont différents de ceux de Tadmori A. et al, 2014 au service d’endocrinologie CHU Hassan II qui avaient trouvés une faible incidence (7,21%) d’insuffisance rénale liée au diabète.

(39)

Réalisé par Dimitri Loïck HOUNYONOU Page 25

CONCLUSION

Au terme de cette étude portant sur l’exploration de la fonction rénale chez les diabétiques reçus à l’hôpital de Zone de Ouidah, une forte prédisposition des patients à l’insuffisance rénale a été observée. Le diabète perturbe donc le fonctionnement du rein.

Les facteurs déterminants d’un mauvais fonctionnement rénal dans la présente étude étaient : l’âge, l’ancienneté du diabète, un débit de filtration glomérulaire bas.

Dans la perspective de parfaire ce travail, de nouvelles études doivent être mises en place pour compléter la nôtre afin de suivre l’évolution des patients diabétiques à long terme avec des marqueurs de suivi de fonction rénale plus fiables et spécifiques dans le but d’avoir une idée plus précise sur le fonctionnement rénal chez les diabétiques. Un contrôle strict des facteurs de risque modifiables s’avère indispensable.

(40)

Réalisé par Dimitri Loïck HOUNYONOU Page 26

SUGGESTIONS

Au regard des résultats obtenus dans le cadre de cette étude, il nous paraît opportun de faire quelques suggestions :

A l’endroit de L’EPAC

Promouvoir ce type d’étude par un appui financier

A l’endroit des biotechnologistes du laboratoire de l’hôpital de Zone de Ouidah

●Nous recommandons de prendre les dispositions nécessaires afin d’éviter les ruptures de matériels et réactifs qui quelques fois retardent le déroulement du travail dans les différentes sections et surtout d’initier la maintenance périodique des appareils utilisés dans les sections.

(41)

Réalisé par Dimitri Loïck HOUNYONOU Page 27

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Réalisé par Dimitri Loïck HOUNYONOU Page 29

19-

Taleb N, Salti H, Al Mokaddam, Merheb M, Salti I, Nasrallah M. Prevalences and determinants of albuminuria in a cohort of diabetes patients in Lebanon. Ann Saudi Med.2008;28(6): 420 425

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Réalisé par Dimitri Loïck HOUNYONOU Page 30

TABLE DES MATIERES

LISTE DES ENSEIGNANTS DU DEPARTEMENT DE GENIE BIOLOGIE HUMAINE....ii

DEDICACE...iv

REMERCIEMENTS...v

HOMMAGES...vii

LISTE DES SIGLES ET ABREVIATIONS...viii

LISTE DES TABLEAUX...ix

LISTE DES FIGURES...x

RESUME...xi

ABSTRACT...xii

SOMMAIRE...xiii

INTRODUCTION...1

1- SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE...3

1-1- Définition de concepts...3

1-2-Les méthodes d’exploration rénale...5

1-3- Le diabète...7

2- CADRE, MATERIEL ET METHODES D’ETUDE...10

2-1- Cadre d’étude...10

2-2- Matériel d’étude...11

2-3- Méthode d’étude...12

3- RESULTATS ET DISCUSSION...18

CONCLUSION...24

SUGGESTIONS...25

REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES...26

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Références

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